La Teología del Nuevo Ruido

sinthematica:

Foucault come back from the dead and lay it on some fools.

redflagflying:

“The Marxist analysis has got nothing to do with what happened in Stalin’s Russia: it’s like blaming Jesus Christ for the Inquisition in Spain.” — Tony Benn

redflagflying:

“The Marxist analysis has got nothing to do with what happened in Stalin’s Russia: it’s like blaming Jesus Christ for the Inquisition in Spain.”Tony Benn

jaidefinichon:

Karlitos

jaidefinichon:

Karlitos

idiot-duvillage:

Le monde est une souffrance déployée. À son origine, il y a un nœud de souffrance. Toute existence est une expansion, et un écrasement. Toutes les choses souffrent, jusqu’à ce qu’elles soient. Le néant vibre de douleur, jusqu’à parvenir à l’être : dans un abject paroxysme. Les êtres se diversifient et se complexifient, sans rien perdre de leur nature première. À partir d’un certain niveau de conscience, se produit le cri. La poésie en dérive. Le langage articulé, également. La première démarche poétique consiste à remonter à l’origine. À savoir : à la souffrance. Les modalités de la souffrance sont importantes ; elles ne sont pas essentielles. Toute souffrance est bonne ; toute souffrance est utile ; toute souffrance porte ses fruits ; toute souffrance est un univers.
… Si le monde est composé de souffrance c’est parce qu’il est, essentiellement, libre. La souffrance est la conséquence nécessaire du libre jeu des parties du système. Vous devez le savoir, et le dire. Il ne vous sera pas possible de transformer la souffrance en but. La souffrance est, et ne saurait par conséquent devenir un but. Dans les blessures qu’elle nous inflige, la vie alterne entre le brutal et l’insidieux. Connaissez ces deux formes. Pratiquez-les.Acquérez-en une connaissance complète. Distinguez ce qui les sépare, et ce qui les unit. Beaucoup de contradictions, alors, seront résolues. Votre parole gagnera en force, et en amplitude.
… Aller jusqu’au fond du gouffre de l’absence d’amour. Cultiver la haine de soi. Haine de soi, mépris des autres. Haine des autres, mépris de soi. Tout mélanger. Faire la synthèse. Dans le tumulte de la vie, être toujours perdant. L’univers comme une discothèque. Accumuler des frustrations en grand nombre. Apprendre à devenir poète, c’est désapprendre à vivre. Aimez votre passé, ou haïssez-le ; mais qu’il reste présent à vos yeux. Vous devez acquérir une connaissance complète de vous-même. Ainsi, peu à peu, votre moi profond se détachera, glissera sous le soleil ; et votre corps restera sur place ; gonflé, boursouflé, irrité ; mûr pour de nouvelles souffrances. La vie est une série de tests de destruction. Passer les premiers tests, échouer aux derniers. Rater sa vie, mais la rater de peu. Et souffrir, toujours souffrir. Vous devez apprendre à ressentir la douleur par tous vos pores. Chaque fragment de l’univers doit vous être une blessure personnelle. Pourtant, vous devez rester vivant - au moins un certain temps.
… Développez en vous un profond ressentiment à l’égard de la vie. Ce ressentiment est nécessaire à toute création artistique véritable. Parfois, c’est vrai, la vie vous apparaîtra simplement comme une expérience incongrue. Mais le ressentiment devra toujours rester proche, à portée de main - même si vous choisissez de ne pas l’exprimer. Et revenez toujours à la source, qui est la souffrance. Lorsque vous susciterez chez les autres un mélange de pitié effrayée et de mépris, vous saurez que vous êtes sur la bonne voie. Vous pourrez commencer à écrire.
Michel Houellebecq Rester vivant et autres textes (Librio)

idiot-duvillage:

Le monde est une souffrance déployée. À son origine, il y a un nœud de souffrance. Toute existence est une expansion, et un écrasement. Toutes les choses souffrent, jusqu’à ce qu’elles soient. Le néant vibre de douleur,
jusqu’à parvenir à l’être : dans un abject paroxysme.
Les êtres se diversifient et se complexifient, sans rien perdre de leur nature première. À partir d’un certain niveau de conscience, se produit le cri. La poésie en dérive. Le langage articulé, également. La première démarche poétique consiste à remonter à l’origine. À savoir : à la souffrance.
Les modalités de la souffrance sont importantes ; elles ne sont pas essentielles. Toute souffrance est bonne ; toute souffrance est utile ; toute souffrance porte ses fruits ; toute souffrance est un univers.

… Si le monde est composé de souffrance c’est parce qu’il est, essentiellement, libre. La souffrance est la conséquence nécessaire du libre jeu des parties du système. Vous devez le savoir, et le dire. Il ne vous sera pas possible de transformer la souffrance en but. La souffrance est, et ne saurait par conséquent devenir un but. Dans les blessures qu’elle nous inflige, la vie alterne entre le brutal et l’insidieux. Connaissez ces deux formes. Pratiquez-les.Acquérez-en une connaissance complète. Distinguez ce qui les sépare, et ce qui les unit. Beaucoup de contradictions, alors, seront résolues. Votre parole gagnera en force, et en amplitude.

… Aller jusqu’au fond du gouffre de l’absence d’amour. Cultiver la haine de soi. Haine de soi, mépris des autres. Haine des autres, mépris de soi. Tout mélanger. Faire la synthèse. Dans le tumulte de la vie, être toujours perdant. L’univers comme une discothèque. Accumuler des frustrations en grand nombre. Apprendre à devenir poète, c’est désapprendre à vivre.
Aimez votre passé, ou haïssez-le ; mais qu’il reste présent à vos yeux. Vous devez acquérir une connaissance complète de vous-même. Ainsi, peu à peu, votre moi profond se détachera, glissera sous le soleil ; et votre corps restera sur place ; gonflé, boursouflé, irrité ; mûr pour de nouvelles souffrances. La vie est une série de tests de destruction. Passer les premiers tests, échouer aux derniers. Rater sa vie, mais la rater de peu. Et souffrir, toujours souffrir. Vous devez apprendre à ressentir la douleur par tous vos pores. Chaque fragment de l’univers doit vous être une blessure personnelle. Pourtant, vous devez rester vivant - au moins un certain temps.

… Développez en vous un profond ressentiment à l’égard de la vie. Ce ressentiment est nécessaire à toute création artistique véritable. Parfois, c’est vrai, la vie vous apparaîtra simplement comme une expérience incongrue. Mais le ressentiment devra toujours rester proche, à portée de main - même si vous choisissez de ne pas l’exprimer.
Et revenez toujours à la source, qui est la souffrance. Lorsque vous susciterez chez les autres un mélange de pitié effrayée et de mépris, vous saurez que vous êtes sur la bonne voie. Vous pourrez commencer à écrire.


Michel Houellebecq Rester vivant et autres textes (Librio)

bluexeyes:

Muslim women send message to Femen: Counter-protest launched against ‘Topless Jihad Day’.

Muslim women have launched a campaign to send a message to “sextremist” collective Femen. “Muslimah Pride Day” was organised in response to Femen’s self-declared “Topless Jihad Day”, a day of topless protests around the world to support Tunisian Femen activist Amina Tyler.

The organisers of the counter-protest urged Muslim women to speak out for themselves and assert their diverse identities:

“This event is open to ALL muslim women, Hijaabi’s Nikaabis and women who choose not to wear it. Muslimah pride is about connecting with your Muslim identity and reclaiming our collective voice. Most importantly it is about diversity and showing that muslim women are not just one homogenous group. We come in all shapes and sizes, all races and cultural backgrounds. Whether we choose to wear hijaabs or not is nobodies business but ours. So please get clicking, get creative, get loud and proud.”

Using the hashtag #MuslimahPride, netizens criticised Femen’s campaign and said it reinforced stereotypes about Muslim women. 

Mimicking Femen’s tactic of posting topless photos to social networks, “Muslimah Pride Day” participants shared photos of themselves expressing their opposition to “Topless Jihad Day”:

Running around naked will surely help to take women more seriously and will surely help those who are forced to cover up….sure.

guatemalaestamuerta:

VOLVER // ZETAWEEDEDGE

guatemalaestamuerta:

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WEEDEDGE